
Ce sont des insectes xylophages (se nourrissant de bois) organisés en société, vivant généralement dans le sol. Le termite, espèce rencontrée en région parisienne, est parfois assimilé à une fourmi blanche, du fait de sa taille (3 à 4 mm) et de sa couleur. Ces insectes attaquent essentiellement le bois et d'une manière générale, tous les matériaux contenant de la cellulose tels que papiers, cartons, tissus etc…
Comment se propagent-ils ?
En principe, l’envahissement des bâtiments se fait à partir du sol où les termites trouvent nourriture et humidité. Ils progressent vers les niveaux supérieurs à la recherche de nouveaux moyens de subsistance.
L’entrée à l’intérieur du bois est invisible. En revanche, les galeries extérieures qui ont la forme de petits tubes en ciment de terre sont un indicateur certain de la présence des termites.
Quelles sont les conséquences ?
Ils respectent intégralement la surface extérieure du matériau touché. Ces dégradations invisibles à l’œil peuvent présenter des dangers pour la solidité des constructions, principalement dans les immeubles anciens où le bois occupe une place importante. A terme, la conservation du patrimoine et éventuellement la sécurité des occupants sont remises en cause.
Les termites gagnent du terrain…
Dans Paris intra-muros, le mal est connu depuis plusieurs années (1531 immeubles infestés au 31 décembre 2000). Le fléau commence à arriver en banlieue, puisque des communes limitrophes de Rueil-Malmaison ont eu en 2002 des déclarations de foyers de termites.
Que dit la réglementation ?
La loi n° 99-471 du 8 juin 1999 tend à protéger les acquéreurs et propriétaires d’immeubles contre les termites et autres insectes xylophages (mangeurs de bois).
Une obligation est faite aux occupants et propriétaires d’immeubles de déclarer en mairie la présence de ces insectes dès qu’ils les découvrent. Le Préfet une fois informé, fixe une carte des zones infestées ou susceptibles de l’être. Dans ces zones, il est institué une obligation d’incinération ou de traitement du bois avant transport. Toute personne qui entreprend ces tâches doit le déclarer à la mairie.
En ce qui concerne la vente de bien dans la zone infestée, un état parasitaire de moins de trois mois doit être fourni pour la vente. Si cet état parasitaire n’est pas établi, le vendeur sera tenu responsable des dégâts provoqués par les insectes découverts après la vente.
L’arrêté préfectoral n° 2004/355 du 22 décembre 2004 classe l’ensemble du territoire du département des Hauts-de-Seine en zone contaminée ou susceptible de l’être par les termites.