
890 hectares sous haute protection Fédérer et valoriser
Avec un tiers de son territoire préservé, Rueil-Malmaison dispose d’un véritable poumon vert. Cette richesse exceptionnelle, doublée d’un patrimoine historique et architectural inestimable, mérite une attention et des mesures de protection à sa mesure. Le concept de Parc naturel urbain propose donc une nouvelle approche de la gestion patrimoniale de la ville. Et associe Vaucresson, Garches et le Conseil Général à cette démarche.
Avec 890 hectares et 24 000 habitants compris dans son périmètre, le Parc naturel urbain englobe une grande part du territoire de ces trois communes. Au cœur de cet ensemble, on retrouve la fameuse Coulée Verte, mais aussi le vallon des Gallicourts, la forêt domaniale de la Malmaison, le Haras Lupin à Vaucresson ou encore le golf de Garches. Tous ces espaces verts forment un ensemble cohérent géographiquement et biologiquement diversifié. Mais il ne s’agit pas d’une nature “préservée”. Bien au contraire, de véritables joyaux historiques et architecturaux ornent cet écrin de verdure. On y retrouve bien évidemment le chateau de Malmaison à Rueil, mais aussi le domaine de Vert-Mont, la Villa Stein, construite en 1927 à Vaucresson par Le Corbusier et de nombreuses villas de grande qualité.
Aucun dispositif de protection ne s’avérait suffisant pour assurer la protection d’un tel ensemble, éclaté entre plusieurs communes, sans risquer de figer et tuer toute activité économique. Il fallait donc innover. Plusieurs «fées» se sont penchées au-dessus du berceau du premier Parc naturel urbain de France. Les municipalités de Rueil, de Garches et de Vaucresson en premier lieu ont uni leurs forces pour imaginer un espace protégé. Un document contractuel, élaboré en concertation avec la population, va donc fixer les objectifs de développement, les modalités de fonctionnement et de mise en œuvre des différents projets dans ce périmètre. Sans l’interdire, il s’agit donc d’y encadrer solidement l’activité humaine. C’est à ce prix que les promeneurs pourront encore y croiser dans les prochaines années des chevreuils et des renards.