
Téléchargez la foire aux questions sur le compostage (PDF) Le compostage domestique, pourquoi? • Pour réduire nos déchets incinérés ou mis en décharge Pour tout complément d'informations, contactez le service des Espaces verts au 01 47 10 08 25.
• Pour valoriser les déchets organiques que nous produisons
• Faire son propre compost, c’est transformer ses déchets, prendre conscience des cycles de vie et de dégradation de la matière, et surtout produire soi-même un amendement naturel pour son jardin!
Quelques informations pour bien composter :
Globalement, il faut respecter quatre règles pour produire un bon compost :
- mélanger les différents catégories de déchets (carbonés/azotés ; humides/secs ; grossiers/fins) ;
- aérer les matières, oxygéner ;
- surveiller l’humidité ;
- broyer, fragmenter pour créer des points d’attaque pour les micro-organismes.
Les déchets carbonés : tailles, branches, feuilles mortes, essuie-tout, serviettes en papier, filtres à café… qui se décomposent lentement.
Les déchets azotés : déchets de cuisine, tontes de gazon, mauvaises herbes… qui se dégradent et se décomposent facilement.
Les déchets humides : épluchures, fruits et légumes abîmés, gazon…
Les déchets secs : branches, paille, papier journal…
Les déchets grossiers : tailles et déchets fibreux broyés ou coupés en petits morceaux. Ils créent des pores et facilitent ainsi l’aération du compost.
Les déchets fins : ils se tassent facilement et évitent le dessèchement du compost en empêchant le passage de l’air.
Ne pas mettre au compost :
Tissus, plastiques, verre, métaux, cailloux, poteries, bois de menuiserie et de charpente (qui sont traités chimiquement, vernis ou peints), produits chimiques, huile de vidange, sacs aspirateurs, litière, etc.
Le processus…
Le compost provient de la transformation de nos déchets organiques par des micro-organismes du sol tels que des champignons ou des bactéries. Ces êtres ont besoin d’humidité et d’oxygène pour agir.
En fin de compostage, des organismes de plus grande taille prennent le relais: les vers de terreau, les cloportes ou certains myriapodes. Au terme du processus, on obtient un compost mûr à la texture fine et grumeleuse.
Le compostage peut être conduit en tas, ou dans un composteur.
Bien utiliser son compost :
• Avant maturité:
C’est-à-dire quand les déchets ne sont pas totalement décomposés, on peut se servir de ce compost en paillage, au pied des arbres, massifs ou cultures.
• A maturité:
En amendement organique (en l’incorporant au sol), comme support de culture pour des plantes en pots (en le mélangeant avec de la terre et du sable), ou encore en paillage.
Réduire ses déchets autrement : le paillage
Le paillage est un procédé simple qui consiste à recouvrir le sol d’une couche de 5 cm maximum de matière végétale.
Il permet, lors de la saison chaude, de limiter l’arrosage en diminuant l’évaporation de l’eau contenue dans le sol. La terre conserve ainsi une certaine humidité utile aux plantes.
Il représente également un apport de matière organique à dégradation lente, dont vos cultures profiteront au cours de l’année.
Cette couche accueillira une foule d’insectes et de vers, auxiliaires naturels et utiles de votre jardin, et participera à la protection de vos plantes contre le gel au cours de l’hiver.
Enfin, réalisé au début du printemps, il empêchera la pousse des plantes non désirées.
Vous pouvez utiliser d’autres éléments que le compost pour réaliser un paillage : des tontes de pelouse, des feuilles mortes, de la paille bien sûr, mais aussi des branchages broyés, ou des paillages végétaux du commerce (paillettes de lin, de chanvre, écorces de peuplier broyées) etc.